Katana ZERO

Il me semble avoir vu des images de Katana Zero lors d’une précédente conférence de jeux vidéo, mais je ne pourrais pas dire laquelle. Par contre, je peux dire que j’avais complètement oublié son existence, et c’est seulement grâce à un tweet, que j’ai vu passer par hasard, que je suis retombé sur ce jeu cette semaine.

Katana Zero est un jeu action-platformer développé par Askiisoft. Le héros, surnommé « le Dragon », apprend qu’il a perdu la mémoire suite à un accident survenu pendant la guerre. Il agit depuis à titre de tueur à gages. Les niveaux sont divisés en plusieurs parties : on commence d’abord la journée en rencontrant notre commanditaire, qui nous demande de lui raconter notre vie, nous administre un médicament et nous file des renseignements sur la personne à tuer. Ensuite, le niveau commence en tant que tel, et on enchaîne les écrans jusqu’à trouver notre cible. Lorsque c’est fait, on rentre chez nous, et le lendemain on recommence. Sauf que rapidement, les choses commencent à ne plus aller comme prévu.

Le jeu crash quand je prends des captures d’écran, donc excusez mon article un peu léger.

L’histoire occupe une place beaucoup plus grande que ce que j’avais imaginé. En terme de contenu, je dirais que l’exploration de niveaux et les cinématiques doivent se séparer le jeu moitié-moitié. En effet, la partie action-plateforme comporte très peu de dialogues (excepté à certains moments-clés), mais les parties au début et à la fin de chaque niveaux sont très cinématiques. Pendant les dialogues, le jeu nous propose de multiples choix de réponse, mais on a également la possibilité d’interrompre notre interlocuteur en répondant avant qu’il ait fini de parler. Chacun de ces choix va provoquer des réactions et des situations différentes, même si ça n’altérera pas forcément le fil rouge.

Pour ce qui est de la partie action, contrairement à ce que je m’attendais encore, ce n’est pas tellement un jeu de combat, ni d’action. Il n’y a pas de point de vie, d’énergie, d’habiletés à augmenter ou d’objet à débloquer. On commence le jeu directement avec tous nos pouvoirs, et si on se fait toucher une fois, il faut recommencer l’écran actuel. Un pouvoir consiste à ralentir le temps, l’autre consiste à faire un dash. Il y a un bouton pour sauter, un pour attaquer au katana, un pour marcher lentement, et un autre pour lancer un objet qu’on a ramassé comme un couteau ou une bouteille de verre. Personnellement j’ai vraiment perçu le jeu comme un platformer pur, mais où les obstacles ne sont pas l’environnement, mais les ennemis. Les ennemis ne constituent pas tant un combat, mais plutôt une suite d’obstacles à franchir. Au lieu d’être dans les sauts, la difficulté va plutôt se jouer dans la précision des coups d’épée, des dash et du contrôle du temps.

Le problème majeur du jeu, s’il en est, c’est l’impression de jeu non fini. Je l’ai terminé en un peu moins de 8 heures, et il est clair, à la fin du jeu, qu’une suite est déjà prévue. Je n’ai pas l’information toutefois. Mais vu le succès critique et commercial qu’il semble avoir (le jeu est sorti la semaine dernière), je serais surpris que l’histoire se termine là.

J’ai essayé de rester le plus explicatif possible dans cet article, mais honnêtement, j’ai assez trippé ma vie à faire le jeu, autant dans les phases d’action que dans l’avancement de l’histoire. Je n’ai pas de mot pour décrire à quel point ce jeu est incontournable. Si vous n’êtes pas convaincu, prenez le temps d’aller regarder quelques vidéos du jeu, mais ne faites pas l’erreur de passer à côté.

Hyper Light Drifter

Hyper Light Drifter est développé par le studio Heart Machines et est sorti en 2016. L’ambiance ressentie dans la bande-annonce est très représentative du jeu réel, et c’est justement cette ambiance qui m’a attiré vers le jeu.

Le jeu se décrit comme un Action-RPG, mais je ne trouve pas qu’il fasse très RPG, car il n’a pas le côté statistiques (c’est un avantage, si vous voulez mon avis.) C’est toutefois un jeu d’aventure avec beaucoup d’action et énormément d’exploration.

On combat au début avec une épée et un dash, et on débloque rapidement un pistolet, une grenade et des objets en plus. On explore d’abord la surface du monde et on trouve ensuite plusieurs accès vers des sous-terrains. La carte du jeu est déjà complète, de la surface comme des sous-terrains, mais c’est difficile de s’y retrouver, car elle n’indique pas forcément les chemins qui relient les différentes zones. (Ça n’est pas un défaut non plus…) Le but du jeu, c’est un peu de réussir à trouver son chemin parmi toutes les zones et les tunnels qui vont nous permettre d’arriver à destination.

C’est la première fois que je joue à un jeu où on n’a à ce point aucune explication sur ce qui se passe et ce qu’on doit faire. En effet, hormis pour nous indiquer les commandes pendant les 5 premières minutes de jeu, il n’y a jamais aucun texte affiché à l’écran, même dans les menus et l’inventaire, et c’est pour ça que je ne suis pas capable de vous parler de l’histoire. On doit explorer le monde ouvert par nous-même et on finit par trouver des objets qui nous permettent d’ouvrir plus de portes ou de débloquer des pouvoirs ou des améliorations, qui peuvent nous permettre d’explorer encore plus loin. On sait pas trop pourquoi on le fait, mais, c’est ça. Il n’y a également pas de dialogue avec les personnages. Pour les quelques PNJ rencontrés qui ont quelque chose à nous raconter, leur bulle de texte est remplacé par un diaporama.

Même dans les magasins et avec les PNJ, il n’y a pas de texte.

Le jeu est sublime au niveau visuel et musical. Cependant les baisses de FPS à certains moments du jeu me découragent de continuer. Au bout de 30 ou 45 minutes, le jeu devient pratiquement injouable pendant les combats, parce que tout est au ralenti, et la seule solution que j’ai trouvée est de fermer le jeu et de le relancer. J’ai trouvé plusieurs forums où les gens se plaignaient du même problème, et d’autres qui ont signalé ne pas avoir de souci… Comme le jeu n’a pas été mis à jour depuis 2017, je vous dirais donc de l’essayer si vous le trouvez vraiment intéressant, vous aurez peut-être plus de chance que moi. Au pire, renseignez-vous; j’ai acheté le jeu sur GoG, peut-être que d’autres plateformes n’ont pas ce problème, ou peut-être qu’au moment où vous lisez ces lignes, le jeu a été corrigé.

C’est vraiment dommage, car hormis ça, le jeu a l’air vraiment exceptionnel.

  • Heart Machine
  • 26$ sur GoG, 21$ sur Steam
  • Genre : Action-Aventure
  • Plate-formes : PC, Mac, Linux, Switch, Xbox One, PS4

Light Fall

Light Fall est un jeu du studio Bishop Games, basé dans la ville de Québec. C’est un jeu de plate-formes pur, avec très peu d’ennemis, quelques boss, et beaucoup de parcours et de course à obstacles.

On incarne un petit personnage dont on apprend l’identité un peu plus tard dans le jeu, pendant qu’un vieux hibou nous fait la narration. (J’ai joué à la version anglaise, mais j’ai vu dans les crédits que Réal Béland faisait la voix du hibou en français.) On peut sauter et grimper aux murs, mais notre pouvoir spécial consiste à pouvoir contrôler un espèce de cube qui va nous permettre de « compléter » le parcours. Appuyer sur A en l’air le fait apparaître sous nos pieds; appuyer sur B le fait apparaître devant nous; appuyer sur X permet de le lancer sur des ennemis ou des obstacles; et appuyer sur Y permet de le contrôler librement.

En contrôlant librement le cube, on peut l’ancrer sur certains objets-clés pour ensuite le faire pivoter, par exemple, à l’arrière d’un bateau pour avancer, ou sur un engrenage pour le faire tourner. Autrement, on peut s’en servir pour s’agripper dessus et ainsi rejoindre des parties du niveau inaccessibles.

On rencontre le hibou au début du jeu, et comme on semble incapable de parler et de se souvenir, il décide de nous amener jusqu’à un village. Sauf qu’une fois arrivé au village, tout le monde a disparu. En avançant dans l’histoire on découvrira donc ce qu’il est arrivé, et quelle est la cause de ces disparitions.

Le jeu est visuellement hallucinant, et c’est ce qui a attiré mon regard en premier lieu. Il n’a pas la difficulté d’autres platformers hardcores, mais celui-ci est beaucoup plus contemplatif. Les photos et la bande-annonce parlent d’elles-mêmes, je vous invite à les regarder. Toutes les cinématiques du jeu sont des espèces de diaporama, composés d’images fixes mais avec quelques animations, un peu à la manière d’une bande dessinée animée. (Il y a sûrement un mot qui désigne précisément ce style d’animation, mais si je le connaissais, je n’essaierais pas de m’expliquer.)

Le jeu possède quelques petits défauts, la jouabilité n’est peut-être pas aussi précise qu’elle devrait l’être et les couleurs et la caméra font qu’il est parfois difficile de distinguer son propre personnage, toutefois il offre un bon défi de plate-formes, une bonne histoire, et une très bonne expérience en général.