Hyper Light Drifter

Hyper Light Drifter est développé par le studio Heart Machines et est sorti en 2016. L’ambiance ressentie dans la bande-annonce est très représentative du jeu réel, et c’est justement cette ambiance qui m’a attiré vers le jeu.

Le jeu se décrit comme un Action-RPG, mais je ne trouve pas qu’il fasse très RPG, car il n’a pas le côté statistiques (c’est un avantage, si vous voulez mon avis.) C’est toutefois un jeu d’aventure avec beaucoup d’action et énormément d’exploration.

On combat au début avec une épée et un dash, et on débloque rapidement un pistolet, une grenade et des objets en plus. On explore d’abord la surface du monde et on trouve ensuite plusieurs accès vers des sous-terrains. La carte du jeu est déjà complète, de la surface comme des sous-terrains, mais c’est difficile de s’y retrouver, car elle n’indique pas forcément les chemins qui relient les différentes zones. (Ça n’est pas un défaut non plus…) Le but du jeu, c’est un peu de réussir à trouver son chemin parmi toutes les zones et les tunnels qui vont nous permettre d’arriver à destination.

C’est la première fois que je joue à un jeu où on n’a à ce point aucune explication sur ce qui se passe et ce qu’on doit faire. En effet, hormis pour nous indiquer les commandes pendant les 5 premières minutes de jeu, il n’y a jamais aucun texte affiché à l’écran, même dans les menus et l’inventaire, et c’est pour ça que je ne suis pas capable de vous parler de l’histoire. On doit explorer le monde ouvert par nous-même et on finit par trouver des objets qui nous permettent d’ouvrir plus de portes ou de débloquer des pouvoirs ou des améliorations, qui peuvent nous permettre d’explorer encore plus loin. On sait pas trop pourquoi on le fait, mais, c’est ça. Il n’y a également pas de dialogue avec les personnages. Pour les quelques PNJ rencontrés qui ont quelque chose à nous raconter, leur bulle de texte est remplacé par un diaporama.

Même dans les magasins et avec les PNJ, il n’y a pas de texte.

Le jeu est sublime au niveau visuel et musical. Cependant les baisses de FPS à certains moments du jeu me découragent de continuer. Au bout de 30 ou 45 minutes, le jeu devient pratiquement injouable pendant les combats, parce que tout est au ralenti, et la seule solution que j’ai trouvée est de fermer le jeu et de le relancer. J’ai trouvé plusieurs forums où les gens se plaignaient du même problème, et d’autres qui ont signalé ne pas avoir de souci… Comme le jeu n’a pas été mis à jour depuis 2017, je vous dirais donc de l’essayer si vous le trouvez vraiment intéressant, vous aurez peut-être plus de chance que moi. Au pire, renseignez-vous; j’ai acheté le jeu sur GoG, peut-être que d’autres plateformes n’ont pas ce problème, ou peut-être qu’au moment où vous lisez ces lignes, le jeu a été corrigé.

C’est vraiment dommage, car hormis ça, le jeu a l’air vraiment exceptionnel.

  • Heart Machine
  • 26$ sur GoG, 21$ sur Steam
  • Genre : Action-Aventure
  • Plate-formes : PC, Mac, Linux, Switch, Xbox One, PS4

Light Fall

Light Fall est un jeu du studio Bishop Games, basé dans la ville de Québec. C’est un jeu de plate-formes pur, avec très peu d’ennemis, quelques boss, et beaucoup de parcours et de course à obstacles.

On incarne un petit personnage dont on apprend l’identité un peu plus tard dans le jeu, pendant qu’un vieux hibou nous fait la narration. (J’ai joué à la version anglaise, mais j’ai vu dans les crédits que Réal Béland faisait la voix du hibou en français.) On peut sauter et grimper aux murs, mais notre pouvoir spécial consiste à pouvoir contrôler un espèce de cube qui va nous permettre de « compléter » le parcours. Appuyer sur A en l’air le fait apparaître sous nos pieds; appuyer sur B le fait apparaître devant nous; appuyer sur X permet de le lancer sur des ennemis ou des obstacles; et appuyer sur Y permet de le contrôler librement.

En contrôlant librement le cube, on peut l’ancrer sur certains objets-clés pour ensuite le faire pivoter, par exemple, à l’arrière d’un bateau pour avancer, ou sur un engrenage pour le faire tourner. Autrement, on peut s’en servir pour s’agripper dessus et ainsi rejoindre des parties du niveau inaccessibles.

On rencontre le hibou au début du jeu, et comme on semble incapable de parler et de se souvenir, il décide de nous amener jusqu’à un village. Sauf qu’une fois arrivé au village, tout le monde a disparu. En avançant dans l’histoire on découvrira donc ce qu’il est arrivé, et quelle est la cause de ces disparitions.

Le jeu est visuellement hallucinant, et c’est ce qui a attiré mon regard en premier lieu. Il n’a pas la difficulté d’autres platformers hardcores, mais celui-ci est beaucoup plus contemplatif. Les photos et la bande-annonce parlent d’elles-mêmes, je vous invite à les regarder. Toutes les cinématiques du jeu sont des espèces de diaporama, composés d’images fixes mais avec quelques animations, un peu à la manière d’une bande dessinée animée. (Il y a sûrement un mot qui désigne précisément ce style d’animation, mais si je le connaissais, je n’essaierais pas de m’expliquer.)

Le jeu possède quelques petits défauts, la jouabilité n’est peut-être pas aussi précise qu’elle devrait l’être et les couleurs et la caméra font qu’il est parfois difficile de distinguer son propre personnage, toutefois il offre un bon défi de plate-formes, une bonne histoire, et une très bonne expérience en général.